L'odeur nauséabonde du passé ne quitte pas les lieux, elle suinte du plafond. C'est une pourriture ancienne qu'on a trop vue, trop répétée. J'en ai la gorge brulée, la rétine usée. Elle n'a plus aucun sens, elle ne me déçoit plus, elle me lasse et en venant me brule toujours un peu, en souvenir. Elle est ton nom qui n'a plus tant d'échos, que mon mépris du trop rouge, que mes promesses coupables, ma peur de la distance. J'ai au pied les casserolles bruyantes que sont les souvenirs.
L'odeur Nauséabonde : Il faut encore la vomir, se plier de douleur en sentant bien que l'on n'est rien, que l'on a rien été, a l'époque où c'était un parfum - encore.
Encore sentir penser le silence, la minute de haine. J'ai fait ma peau étanche, mais les lettres dans ma chair sont brunes, et les amis n'oublient pas, les amis portent en eux le danger de cette puanteur.
J'ai envie d'une douche.
L'odeur Nauséabonde : Il faut encore la vomir, se plier de douleur en sentant bien que l'on n'est rien, que l'on a rien été, a l'époque où c'était un parfum - encore.
Encore sentir penser le silence, la minute de haine. J'ai fait ma peau étanche, mais les lettres dans ma chair sont brunes, et les amis n'oublient pas, les amis portent en eux le danger de cette puanteur.
J'ai envie d'une douche.
par Sybil
publié dans :
Les mots d'S.
Je suis l'enfant et la femme. L'insensée. J'ai des sanglots idiots.
Je vis en boucle, je rejoue la même pièce, patiemment, comme si de rien n'était. J'hésite a chaque seconde pour choisir le moment de la chute. Moi je sais bien tomber. Je vis dans le mal et son souvenir, dans le mal et son anticipation, j'ai faconné mes peurs et les embrasse en rêves. Je veux arracher mon visage, me retourner la peau. Dormir encore sans savoir que le temps court ailleurs. Sans prince charmant à la clef. Je ne vais pas changer. Je suis cela , Sybil mais sans l'ambition, sans la prétention, Sarah encore et toujours, malgrès moi. Je ne vais pas changer, et je voudrais que tout parte. Je fantasme destruction, un départ après l'autre. Me séparer de vous comme d'autant de peaux mortes, me laisser dériver. Piétiner vos attentes, ton regard, ses reproches, nos bonheurs.
Puisque partir n'a pas plus d'importance, puisqu'on s'enfuit tous, il faudrait m'en aller. Sans départ, sans voyage, sans destination.
Sans vous.
Moi je sais bien tomber.
Je vis en boucle, je rejoue la même pièce, patiemment, comme si de rien n'était. J'hésite a chaque seconde pour choisir le moment de la chute. Moi je sais bien tomber. Je vis dans le mal et son souvenir, dans le mal et son anticipation, j'ai faconné mes peurs et les embrasse en rêves. Je veux arracher mon visage, me retourner la peau. Dormir encore sans savoir que le temps court ailleurs. Sans prince charmant à la clef. Je ne vais pas changer. Je suis cela , Sybil mais sans l'ambition, sans la prétention, Sarah encore et toujours, malgrès moi. Je ne vais pas changer, et je voudrais que tout parte. Je fantasme destruction, un départ après l'autre. Me séparer de vous comme d'autant de peaux mortes, me laisser dériver. Piétiner vos attentes, ton regard, ses reproches, nos bonheurs.
Puisque partir n'a pas plus d'importance, puisqu'on s'enfuit tous, il faudrait m'en aller. Sans départ, sans voyage, sans destination.
Sans vous.
Moi je sais bien tomber.
par Sybil
publié dans :
sybil's rage
Il y a ces écumes qui déchirent le corps de leur vagues, qui tombent sur le ventre en langues-fourches blanches et qui coupent dans l'eau des dentelles d'enfer.
Que valent les mensonges et que vaut mon eden? Que valent les promesses que j'ai faites à mon âme ? Il y a ces écumes, et ces monts et ces plaines d'où tes mots seuls me viennent.. Quelle promesse est mienne si je demeure tienne ?
( Il y a des écumes qui découpent dans la mer les mensonges à suivre )
Que valent les mensonges et que vaut mon eden? Que valent les promesses que j'ai faites à mon âme ? Il y a ces écumes, et ces monts et ces plaines d'où tes mots seuls me viennent.. Quelle promesse est mienne si je demeure tienne ?
( Il y a des écumes qui découpent dans la mer les mensonges à suivre )
par Sybil
publié dans :
Les mots d'S.
...en rêves


par Sybil
publié dans :
En images
Il manque à mon sein l'étoile mélanine à droite de ton torse, et sous ma poitrine je ne bat la mesure qu'a demi. Incomplête.. Je me semble bien pâle et mon sourire pelé est un masque étrange. Mes baisers s'en détachent en peaux mortes, retenus aux comissures par le gout de mon amour. Souvenir de ceux que tu scellera sur mes lèvres, d'une goutte de toi. Une courbe en mon dos que ton bras ne creuse pas; le volant de ma jupe qui flotte dans l'air, qui flotte dans l'ombre de tes yeux. Absurde mélodie de nous - seuls - et concerto de nos peaux éloignées.
par S.
publié dans :
Les mots d'S.




