Lundi 20 septembre 2004
lente faiblesse qui me roule de honte. Lignes fluettes aux incessants regards crissent l'égo sur le grain de ma peau. Résistances inutiles. De jour en jour raviver tour à tour ou l'espoir ou les plaies. Que le premier m'emporte et les autres de rage me raisonnent sous les yeux.

Et pourquoi? Cuirasse de fer, mon enveloppe qui me siffle aux oreilles et s'évanouit dans l'air. Je marche et semble de pas en pas me dévêtir de copeaux d'épiderme. Marche mais n'avance pas. D'où celà me reste-t-il ? Je me songe éclatée. Peur de moi même.

L'envie de dire : j'ai gagné ! Plus jamais... pour y croire, même tenter.. mais après? Hate me.

par Sybil rage publié dans : sybil's rage
Samedi 18 septembre 2004
- J'oublie la vie et le présent.A me vautrer dans des mots qu'a jamais je veux miens, à me gaver de leur acre douceur jusqu'à m'en vomir textes en rafales, à me frotter aux mélodies des dires d'antan, j'oublie la vie et le présent.

Souhaite le spleen, et la douleur à modeler. Lignes inutiles - et je m'en cache - souhaite les lignes en sortie de secours où la douleur s'empare de moi. J'oublie..

Malhonnête je peins les jours en ces morceaux choisis, la couleur du récit est l'inverse de celle de la vie.

Tirer du passé les souvenirs obscurs si denses qu'on croies imaginés, et se grossir à l'infini de cette existance qui n'est déjà plus a défaut de croire le clair et le présent.

Vivre ! ..Quite à poser la plume..
par Sybil rage publié dans : sybil's rage
Lundi 13 septembre 2004
Je me sens pousser des années que je n'ai pas comme autant de piques imaginaires à mon épine dorsale. Elles transpercent et ma peau, et mes rêves d'enfant. Déchirant mes chemises elles, désilusions, poitent leur nez narquois a mes comparaisons. Je me pare d'un manteau que je sais trop factice, cousu tout d'hyperboles et de contes trop vifs.

A vouloir trop Nous vivre, entité disparue, plus qu'en un plus qu'en couple et a vouloir trop tôt les bonheurs d'une vie, j'ai concentré a tord toutes les sensations en deux ans douloureux. Si je crois même ca, c'est pour ne pas savoir que j'ai imaginé jusqu'a nos avenirs et tout en perfections, ce qui n'existait pas.

Evidence dont est faite tout inferieur a ce Nous de fiction. Evidence donc pour tout ce que je refuse, au noms de la désillusion, de nommer existant. Evidence de ma mort, qui n'a pas su venir, et que je fais mentir en saignant trop la vie.

Ils se marrièrent et eurent beaucoup d'enfant,
Ils se mourrurent et vécurent dans l'avant,
Ils s'en furent et s'oublièrent enfant,
Ils n'ont jamais été.

par Sybil rage publié dans : sybil's rage
Dimanche 12 septembre 2004
Oculaires en émoi, messagers d'un instant. Paupières mi closes : meutrières obscures. Les points de suspensions se font feu et romans. Vétu d'un sourire où drapé d'une moue, a la quête insensée d'un défaut évident.

Les vitres qui mentent où l'on croit se mirer font de narcisses idiots tant d'objets de larcins. je j'ai volé à la rue des regards inquiets d'ajuster leur chemise.

L'humanité, paon indécent, affiche l'existance face à mon néant. Je brule de n'être du coté faussé où l'on croit sans savoir, où l'on sait sans y croire. Quand j'y suis je sais et maquille les gestes pour y sembler réelle.
Samedi 11 septembre 2004
L'autre sera douleur a mon image: je ne sais les sourires à l'endroit ni l'odeur des regards qui se veulent cristaux. Je n'en veut pas. Je ne peux que mentir, exister pointillets et creuver de fatigue.

Je marche. Serpentins de chemins qui m'étranglent. Mes pieds courent nul part et je gobe les jours.Boulimie temporelle à m'en m'étouffer.

Existance. Par chaque prévisible et chaque de ces gestes. Par les traits d'union qui me lient à la vie. Transparente toujours là où sécurité est un concept abstrait. La foule est douloureuse.

Des images me saignent l'idée.
par Sybil rage publié dans : sybil's rage
 

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