Devenir.
Point clef inexistant, quelque part entre ton sourire amoureux et mes cahiers d'écolière. Trouver la course et s'y déchirer les jambes jusqu'à vomir la vie, jusqu'à cracher la mort et croire à l'éternité. Choisir parmis des alternatives qu'on ne m'a pas données le moyen de continuer.
Et penchée sur la passerelle, avant l'oral d'un bac blanc, regarder la foule humaine s'écouler comme une eau sale: " Emmanuelle, combien d'entre eux savent qu'ils meurent?". Devenir. Pour ceux qui ne voient pas que ces voies sont autant de morts à choisir, par ce que moi même je refuse de le savoir.
Parce que j'étouffe déjà, trouver l'endroit où l'air est frais. Et ensuite? Respirer dans un sac nouveau. Puis l'asphyxie. Alors, comme Elle l'a fait avant moi, reprendre cahiers et stylos, recommencer ?
Choisir un chemin parmis les gouffres qu'on me présente. Choisir entre rien. Est qu'écrire suffira ? des pages et des pages d'avenir, des pensées déconstruites et reconstruites.. cela suffit-il à vivre ?
"Emile, on fait comment pour devenir écrivain?"
Devenir avec vous qui m'effrayez et que je ne parviens qu'à détester. Dans ce monde que les uns après les autres vous avez fait à l'envers, poser une brique en feignant de croire qu'elle est droite. Qu'on me donne un équerre. La morale, la pensée, la philosphie, le savoir, le bonheur, l'altruisme, l'humanité ne me suffisent pas. L'amour quant à lui est merveilleux mais il semble que je ne puisse réduire mon monde a 10 individus.
Point clef inexistant, quelque part entre ton sourire amoureux et mes cahiers d'écolière. Trouver la course et s'y déchirer les jambes jusqu'à vomir la vie, jusqu'à cracher la mort et croire à l'éternité. Choisir parmis des alternatives qu'on ne m'a pas données le moyen de continuer.
Et penchée sur la passerelle, avant l'oral d'un bac blanc, regarder la foule humaine s'écouler comme une eau sale: " Emmanuelle, combien d'entre eux savent qu'ils meurent?". Devenir. Pour ceux qui ne voient pas que ces voies sont autant de morts à choisir, par ce que moi même je refuse de le savoir.
Parce que j'étouffe déjà, trouver l'endroit où l'air est frais. Et ensuite? Respirer dans un sac nouveau. Puis l'asphyxie. Alors, comme Elle l'a fait avant moi, reprendre cahiers et stylos, recommencer ?
Choisir un chemin parmis les gouffres qu'on me présente. Choisir entre rien. Est qu'écrire suffira ? des pages et des pages d'avenir, des pensées déconstruites et reconstruites.. cela suffit-il à vivre ?
"Emile, on fait comment pour devenir écrivain?"
Devenir avec vous qui m'effrayez et que je ne parviens qu'à détester. Dans ce monde que les uns après les autres vous avez fait à l'envers, poser une brique en feignant de croire qu'elle est droite. Qu'on me donne un équerre. La morale, la pensée, la philosphie, le savoir, le bonheur, l'altruisme, l'humanité ne me suffisent pas. L'amour quant à lui est merveilleux mais il semble que je ne puisse réduire mon monde a 10 individus.
par rage
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Les mots d'S.
Chère inconnue,
Puisque cest ce que nous sommes devenues lune à lautre depuis que le temps a moulu les souvenirs, je ne peux me permettre de tappeler autrement. Quand bien même ton nom me reviendrait intact, il semblerait inapproprié de le prononcer aujourdhui : mille choses risqueraient à présent de laltérer, bannissant de nos mémoires léchos du passé.
As-tu comme moi, enfoui dans ta mémoire et gravé dans la tête, le souvenir dune journée dété ? Te souviens-tu comment linnocent jeu dune ronde peut cacher la haine et les humiliations ? Sais-tu encore le nombre de coups dédaigneux que tes pieds mont donné ?
Chère inconnue, me reconnais-tu enfin, malgrès ces quelques années et limprécision de mes mots ?
Il est bien tard pour sen vouloir. Tu as certainement oublié jusquaujourdhui les rires immondes que vous lanciez à ma poursuite en chiens affamés. Sais-tu que jai aujourdhui peur des chiens ?
La haine peut certainement dépasser en force comme en beauté tout lamour des livres. Si javais su te détester comme tu la fait pour moi, nous aurions certainement la mémoire cruelle de tout cela, et nous pourrions parler de plaisanteries taquines. Il y aurait là une belle histoire. Il serait facile de couper les fourches qui viennent du passé me creuver le ventre. Peut être serions nous devenues amies.
Je veux quun jour au moins, tu te souvienne comme je le fais chaque jour depuis, avec incertitude, angoisse et peur.
Ton souvenir est devenu pour moi lallégorie de la mort.
Sarah.
par rage
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Lettres perdues
Le cerveau en activité. Le besoin, presque maladif et toujours forcené, d'occuper cette masse que j'imagine grise et spongieuse. Toujours trop inutile. Des regrets que je n'ose formuler. Ma fascination ignare devant leur magie me serre la gorge. Je voudrais apprendre malgrès tout, tout apprendre malgrès moi. Ils parlent d'évidence, je ne connais pas même les mots qu'ils emploient. Il vaut mieux jouer, un baiser pour le faire taire, les ridiculiser!
"ha ces matheux!"
Zap, façon nouvelle société de consommation, entre un livre de programmation et "Thérapies" de David Lodge.Je fais semblant. Je me promet d'apprendre tout, là où j'ai tant fait pour être. Il aurait fallu être deux. A défaut d'ailleurs. J'oublie. Ne me parlez plus de cela, Sybil est littéraire, qui en doute?
Mes pensées vont à lui, nouvellement conscientes de leur réalité. Je voudrais être étendue contre sa peau, encore un peu. Il me faudrait encore me suspendre à ses mots, me sentir apparaitre sous la caresse de ses mains, respirer l'air au creux de son épaule. Je voudrais revenir chaque matin des vagues vues d'en haut, être à l'an prochain et signer chaque lettre, l'une après l'autre; être hier jusqu'à demain, et minuit dans ses bras.
Je me gave de télévision pour deux mots inatentifs échangés avec la mère. Pour un sourire, pour un thé qu'elle prépare en gestes maternels. C'est si rare. J'ai à chaque sommeil le souvenir de son chant qui raisonne. Je tremblais hier de penser qu'elle l'avait imaginé et murmuré pour moi seule.
"Douce nuit, douce nuit, sur ton lit de rêves, douce nuit douce nuit douce nuit jusqu'au matin. Que soit doux ton sommeil radieux ton réveil."
Je tente de me représenter une dimention supplémentaire. Pour ne pas dormir immédiatement et pour voir, ce que c'aurait été. Il y a de quoi s'occuper pour longtemps. J'ai de droles de pensées qui font fusionner condition humaine, douleur et acceptation. Cela me donne envie d'écrire.
encore.
par S
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Les mots d'S.
Ma pensée tire, tord, transperce et voudrait arracher la vision de son existance.
Les stridulations qui s'échappent de ses lèvres, quels que soient leur sens premiers, sont autant d'atteintes à mon égo. Mes mains s'imaginent meurtrièrent à chaque grincement de son rire. Son nez inhumain se plisse d'hilarité, le bonheur de ses joues diffuse une odeur de souffre mêlée de ma rancoeur.
La chair ardente de mon corps ne tend qu'à la disparition de la sienne.
Son visage lisse. Je crois déjà le voir comme il sera. Vieux. Des siècles l'auront ridé pour chaque sourire qui m'insupporte, creusé de la cruauté qu'elle m'inspire.
par S.
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Les mots d'S.
Des mots, le ton qui monte, les sourires figés, tordus, retournés en vieux gants détestables. Les visages pétris de rides et de colère. Ses mains qui voltigent au dessus du volant. Les miennes durcies, broient le noir de ma jupe. Assise et impuissante, je disparais quelque part ailleurs.Son monologue et mon silence succèdent à toute dispute: aucun débat.
Comme tous, j'ai des rêves, des espoirs, des désirs de vies. Seule une fraction m'est permise, et à quelles conditions? L'excellence sine qua non. Tout art est devenu " des études courtes", tout rêves réduit à "un débouché", toute passion tranformée en "perspective d'avenir" souvent innacceptable.
Me revoilà dans ce moule de résignation, admirant la liberté d'autres, renoncant a exercer la mienne par facilité. Je me love en une pièce nouvelle, et Lenny, je n'ai pas envie de l'écrire. Je voudrais la vomir. Et vomir mes rêves, mes ambitions trop plates à son gout, mes aspirations qu'il ne veux pas voir.
Le discours ment aux actes, et les principes sont beaux quand la réalité est une condamnation. Le travail, la motivation, le bonheur de faire ce qui plais, tout cela doit être aboli au nom de "qualités intellectuelles" qui devraient prétendre à mieux.
Et mieux n'est jamais suffisant.
Comme tous, j'ai des rêves, des espoirs, des désirs de vies. Seule une fraction m'est permise, et à quelles conditions? L'excellence sine qua non. Tout art est devenu " des études courtes", tout rêves réduit à "un débouché", toute passion tranformée en "perspective d'avenir" souvent innacceptable.
Me revoilà dans ce moule de résignation, admirant la liberté d'autres, renoncant a exercer la mienne par facilité. Je me love en une pièce nouvelle, et Lenny, je n'ai pas envie de l'écrire. Je voudrais la vomir. Et vomir mes rêves, mes ambitions trop plates à son gout, mes aspirations qu'il ne veux pas voir.
Le discours ment aux actes, et les principes sont beaux quand la réalité est une condamnation. Le travail, la motivation, le bonheur de faire ce qui plais, tout cela doit être aboli au nom de "qualités intellectuelles" qui devraient prétendre à mieux.
Et mieux n'est jamais suffisant.
par S.
publié dans :
Les mots d'S.




