Lundi 28 février 2005

Sybil douloureuse, lointaine enfant des mois d'été.. l'urgence d'écrire, encres et ancres pour survivre.
Sybil haine à soi même, créée par le tourment, pour l'exploit des mots nauséabonds.

Hier la froideur de la peur, la distance haineuse, les peaux mortes en tissus, le mépris étouffant de mes pores fermés, le vomi incessant de mes rires forcés.Aujourd'hui, une autre vérité.

Ce soir Sarah prend le relais..

Au prétexte futile d'un miroir, je me suis vue enfin, comme on se voit humain.
Jeudi 3 février 2005
E...

Les yeux fermés..

Te contempler du bout des mains, m'étouffer un peu au nuage trop chaud, lèvres voguantes au clair de vie, dérives d'idées en bonheurs. Parcelles de moi, ces fils tombés que tu emporte en t'éloignant sont ils des ailes à tes chevilles? Parcelles de toi, ces baisers contre mes rêves...

Sans cesse contre ta peau. Le rire d'une joue sous mes lèvres m'enchante, les pas de ton coeur dans le mien sont ma vie, j'espère l'infini d'un instant en baisers d'étoiles mélanine.

Jeudi 20 janvier 2005
    Chez moi, de vastes pièces débouchent sur des couloirs sinueux.
     Les murs sont partout ondulés comme du papier mouillé. Parfois je passe au travers sans faire exprès et ils se lacèrent lentement. Je découvre alors un espace presque identique à ceux déjà parcourus. Une chose en putréfaction macule ces parois des couleurs de mon sang:
noir de vie,
rouge espoir,
blanc mensonge.


Chez moi, le sol est couvert d'herbes hautes et épaisses aux mouvements tranchants.
 Mes pieds s'ouvrent de pourpre à ce tapis vampire. Les longues tiges vertes rougissent à mon passage comme des soleils mourants. Elles s'enroulent à mes chevilles et y ancrent alors des miliers de sangsues. Il arrive que je ne puisse plus bouger, et que je m'enfonce dans ce sol chaud, que je m'endorme au coeur de ses bouillonements malsains et chalereux.


Chez moi, les femmes s'assoient en croisant les jambes.
 Souvent suspendues dans les airs par des fils inexistantants, elles me regardent dans les yeux. Elles ont mon visage et les cheveux rouges. Le sang se durcit sur leur corps. Depuis peu elles se cachent, certainement derrière un de ces murs visqueux.
     Il y a une gallerie immense quelque part, où sont accrochés des miliers de miroirs. Ils portent tous un titre:
"Sybil"
"Yayate"
"Ma puce"
 "Chtitno"
 "Sale Juive"
 "Scarabé"
...


Chez moi, le sol boit des souvenirs, et le plafond les régurgite.
Quand je marche, il m'en tombe souvent sur les épaules. Ce sont des bribes de passé plus ou moins digérées. Il y a une pièce où il ne tombe que des grillages, des crachats et des insultes. Je brise souvent les murs qui y mènent, et ils se reconstruisent chaque fois aussi fragiles. Parfois ils m'y enferment.
 Récemment j'ai fait tomber tous les murs d'une salle, et aussitôt son contenu s'est vu absorbé par le sol. Je me souviens de mon horreur, voyant les herbes digérer une immense statue noire et informe.


Chez moi, il y a un endroit où je ne vais jamais seule.
 Quelqun y a posé des planches et étouffé les herbes. On peut marcher sans peur. C'est étroit mais reposant.


Partout ailleurs, "chez moi" me tue.
par Sybil rage publié dans : sybil's rage
Jeudi 6 janvier 2005
Sous ma peau d'infâmes billes répandent une malsaine électricité. Sous mon crâne des chenilles infectes régurgiten ma haine. Sous mes yeux la poisse d'une vie obscurcit mes pensées. Dans mon corps la bile du temps en débacle. Sous ma gorge comprimés pour répandre le poison. "Nervosité, 2 comprimés a renouveler 3 fois pas jours"

Sous mes pas le chaos, à mes rires le silence, à mes pleurs des échos à mes cris la sourdin. Sous ma vie les dragons sont en putréfaction.

Lèvres collantes, cils embourbés, cou moites et mains gelées.

Recommencer

par Sybil rage publié dans : sybil's rage
Jeudi 23 décembre 2004
E...


Il fait nuit. le drap me brule la joue, mes mouvements s'enlisent d'insomnie. Mes yeux sont fermés, il y a cette image de mer sur mon mur. Une gerbe de mousse blanche suspendue à jamais dans les airs. Tu m'y emmènera en hiver, un jour, mais cette mer est encore pour moi mer d'été. Je m'y rends d'un battement de cils. J'invente l'eau, chaude comme un nid, comme ton épaule. Une goutte de sueur perle sur mon front, c'est toi que je transpire.

L'air marin m'emplis, et j'imite la houle de mes respirations. Le sel me brule la gorge, un peu, juste assez pour me sentir vivre. Je ne veux pas, aujourd'hui, mourrir au rocher de papier. Une vague immobile veut caresser ma joue. J'inspire encore du bleu imaginaire, c'est toi que je respire.

Mes lèvres se pressent aux tienne à travers la blanche écume de mes rêves.

 

écho par mail..

Inscription à la newsletter

Oracles..

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
 
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus