Lundi 19 juillet 2004
Glissé un papier dans un cutter, par dessus la lame. Simplement ce mot, de touts les cotés du papier, et il y en a des cotés: c'est un papier plié."Ecrire." Mais à l'instant, je n'ai pas le courage. Je l'aurais pour... mais j'attendrais d'écrire.
par Sybil rage publié dans : sybil's rage
Lundi 19 juillet 2004
Le Verdict est tombé. De ces lèvres amies, en réponse au murmure, le Verdict est tombé.

" Mon pire défaut?"

La maison est silencieuse, mais els oreilles raisonnent encore des échos débridés d'un concert. Les lumières qui éblouissent la nuit, si fortes dans leur hypocrisie, courent encore furtivement au coins des yeux. La maison si tranquille semble dériver lentement, loin de la réalité.

"Ton pire défaut?"

Les mains fermées, ongles dans la chair, assez fort pour finir chair dans les ongles. Les jambes crispées, le visage a demi enseveli sous le manteau neigeux de la couette. Mais trop chaud.
Lui, un mètre a droite, amusé, détendu. Pensif:

" je crois..."

Y. Il est mon pire défaut... cries-le, je le sais déjà, cries le ! Un mur instantané, ouverture facile et montage extra simple. Réciter vitesse lumière ce qui ferais le plus mal. Je sais...

" Tu fuis la réalité.
-Quelle réalité ?
- Tu sais bien..."

Y. joue contre joue, l'on se comprends sans| Non. Souvenirs embellis de vacances nuageuses. Rêves du passé faconnés a ma guise... Trop souvent j'espère faire le futur à l'image du passé, et le présent à l'image du futur... J'en néglige le temps nécessaire à l'instant pour devenir avenir. Fuis la réalité.

Y., couleur douleur, forme de traits: douces rayures rèches au toucher. Tigrou au poignet. Il faudrait dire adieu...

Petite Sybil Fuis la réalité
par Sybil Rage publié dans : sybil's rage
Samedi 17 juillet 2004
La mezzanine est éclairée par un bal de lumières colorées. Expression béate, à moitié assise et à moitié endormie, les yeux idiots absorbent des images. L'écran est grand, pour ingurgiter plus d'ennui et rendre le teint plus bleu.

La tête se relève brusquement. De l'extérieur, on croirait un corps qui refuse le sommeil, résistant subitement à la sensation de chute qu'inspirent les bras de Morphée. Pourtant, seul l'écran est responsable du mouvement. Un homme débite le texte de son personnage. Il joue mal, mais ses mots sont divins à l'oreille:
"Ai-je l'air d'un monstre? Je suis un monstre... nous sommes tous des monstres quelque part... simplement pas plus que les autres. Nous sommes humains."

A. affirmait souvent que je suis égoïste... petite Sybil égoïste, se préfère aux autres... Comment quelqu’un de si parfait qu'A. à-elle pu oublier de dire que Sybil est une petite Vaniteuse ? Je me délecte de la pensée que je suis plus monstre que les autres. Jamais assez, mais plus tout de même... vaniteuse Sybil.

Monstre: n.m. (lat. Monstrum) Personne dont les sentiments inhumains provoquent l'horreur.

Est il inhumain de désirer ne plus être ? Est il inhumain de trouver refuge dans la douleur? Est-il inhumain de ne voir en vous qu'une masse blessante de Gens ?

nous sommes tous des monstres quelque part... simplement pas plus que les autres.
par Sybil rage publié dans : sybil's rage
Vendredi 16 juillet 2004
C'est l'insécable peur de l'insécurité; d'un segment de douleur brisant l'obscurité. paupières coses: renfermée. Je préfère réver, Le dos courbe mais lisse que les songes polissent. Noctambule, le jour est mon somnifère, la lune ma chandelle de veille.

J'attends, pour vivre à nouveau, que l'on vienne me chercher. J'attends que tous ceux a travers qui je prétends rire soient à nouveau à porté de bonheur.

C'est l'été, mais tout de même, sibyl hiberne.
par Sybil rage publié dans : sybil's rage
Jeudi 15 juillet 2004
Allongée. les mains sagement posées sur le ventre. Princesse endormie ? Un sourire suspendu: hésitation sur les lèvres, en bonheur réprimé. J’imagine des frissons qui bientôt courent sous la plante de mes pieds; et mon ventre se tord sous mon nombril. Les yeux fermés je l’imagine se déformer en spirale. Je me délecte par anticipation, j’imagine, par ce que je ne peux pas être sans conscience, des pensées sans conviction : il ne faut pas. . . . Un peu plus loin de moi, je m’observe. Vais-je me lever ? Je joue encore un peu à retenir l’instant et tremble d’incertitude. bleu et vert où se mêlent l’espoir de ne pas renoncer et la peur d’y parvenir.

Une tendre excitation me tend vers l’instant où l’esprit entier semble en équilibre sur une tête d’épingle. L’atmosphère en devient une fine pellicule de verre, respirer pourrait la briser. Le monde est un lac froid qui gèlerait violemment, en instant, au contact de la moindre poussière, mais qui perd d’instant en instant les degrés qui le maintiennent fluide. Mauve et gris du calme parfait car voué à disparaître. Je pourrais. . . La supposition a l’effet d’une déflagration quand une pichenette aurait suffi.

Je m’emplis de théories et suppositions hautement techniques, l’instrument, la méthode, tout est passé au crible jusqu'à ne plus savoir que l’essentiel : cela sera insuffisant. Déjà levée, j’entame bientôt l’ascension du toit; puis il faut redescendre lentement de l’autre coté. Les voisins sont à la fenêtre en face, vulgaires dans leur nudité nocturne. Je glisse en douceur au sol, quelques pas jusqu’au garage, ma main se referme sur un rectangle brillant. Le retour est précipité par des battements de cœur ridicules.

Les premières traces semblent empreintes de cynisme et de renoncement, jusqu'à la première perle, je voudrais crier de déception. Le message d’espoir pourpre coule tout doucement, déposant un sillon irrégulier, séché presque instantanément, sur ma peau. Enfiévrée, folle dans l’espoir d’autres perles, de rubans, qui sait, d’une rivière, la langue de métal cisaille avec méthode et rage. Quelques mètres au-dessus, au-dessous, ou ailleurs, je ris et grince des dents. Ca n’est pas encore assez vrai.

noir duquel je me repais entre satisfaction et remords.
par Sybil rage publié dans : sybil's rage
 

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