Mercredi 17 novembre 2004

depuis un sketch de Mebahiah..
( moon-pearl.deviant-art.com )

par Sybil rage publié dans : En images
Jeudi 11 novembre 2004

C'était l'une de ces heures où l'étendue nocturne semble insurmontable. Nous faisions voeu de ne pas dormir et savions ne pas vouloir entièrement cette veille. L'infini se déroulait ici, sur un canapé inconfortable, sous des cernes douloureuses. Sobres et assis.

Le contexte s'ancrait de lui-même dans mon univers brumeux, celui là même qui me déborde, me tue et me ravis. Nous parlions donc depuis nos mondes respectifs, laissant naître l'amitié, parlant de bonheurs et douleurs. Ancrés l'un a l'autre par des bras qui s'enserrent, par des pensées qui se croisent.

Je me suis rappelé plus tard avoir déjà vécu ailleurs l'ébauche d'une pareille harmonie. Nous invoquions alors un lien de fraternité fictif, comme pour matérialiser cette paroi de verre que l'intimité faisait naître. Membrane d'autant plus forte que moralement infranchissable. Il n'y eut ici besoin d'aucune invention pour que la frontière se fasse sentir. Aucun ne pensa a mettre en doute l'amitié.

Un échos à mon être. De subtiles variations a mon essence qui engendrait cet être si différent de moi. Des surfaces où nos silhouettes se rejoignent, et d'autres ou leur éloignement est merveille.

Un amas, tantôt assoupi, tantôt songeur. Les plaisanteries ne sont que suggérées, reprises des heures plus tard. Et le lendemain, ses dessins, comme pour retenir encore un instant la magie qui s'envole. Je m'éloigne, ôte le manteau qu'il me prêtait, me fonds à nouveau dans le Tout Les Jours, et le Tout Les Gens. Juste un regard d'excuse...

par Sybil rage publié dans : sybil's rage
Jeudi 4 novembre 2004
J'ai les courants d'air en horreur.

C'est un frisson, des dents aigües à mon échine. Mon pied, durci par le froid, prends appui sur le sol. Je me projette à la fenêtre. Le vélux est fermé. Je frissonne de plus belle, puisqu'il n'y a pas de raisons.

Un vêtement léger et hybride, alliant transparence et pull, dévoile mes épaules. Au coeur de mon ventre, mais plus bas que le coeur, une boule se forme. Mon dos semble se déplacer lentement au grès de vents gelés.

J'ai promis.

J'ai la sensation de sentir chaque poil de mes bras, fin duvet hérissé. C'est le froid, répète avec moi. C'est le froid. Je suis vide, habitée seulement par la sphère gelée. Quand je serais givrée, il suffira de tomber pour me briser en miettes. Mon cerveau prends des allures de boites de pandore. Pourtant ce n'est pas la curiosité qui me pousse a entrouvrir le couvercle.

J'ai promis.

Une brise fraiche coule derrière mes yeux, et ils s'en assèchent. Je ne suis pas là. Je suis seule. La brise me porte gentiement. Mais je ne la suivrais pas.

J'ai promis.

Je crois sentir déjà le contact distant de l'alcool au poignet, le cisaillement effrayé de ma chair par ma chair. Le toucher étonnant du liquide. L'eau, dans le lavabo, qui se teint de  rouille. Quel jour verra l'eau pourpre?

J'ai promis.

Je vais noyer mes yeux dans un bain d'eau brulante. Et c'est la peur qui glace mes mains.
par Sybil rage publié dans : sybil's rage
Samedi 30 octobre 2004
Ecriture sous contrainte:

"Un sens pour sous-entendu
L’œil du Juda….
Les yeux ouverts, si nous avions les yeux ouverts sur les choses les plus pénibles à supporter…que verriez-vous ? "


Pénibles vous, qui m'habitez. Mes paupières sont écartelées, clouées de mouches mortes. Relevés sur des yeux qui ne sondent pas votre monde. Occulaires révulsés, je ne vois que l'interne, tourne en circuit fermé. Le vent si froid, brulant, me crispe la rétine. Je pleure par litre des gouttes emportées aussitôt dans l'atmosphère. Vous voulez savoir. Savoir? J'en ris, que j'en ris, vous voulez... Mais voyez ! Me voici a trois mètres a ma droite. Résistance inutile. VOUS voulez voir, je ne peux qu'obéir. Par mes yeux, ennivrez-vous, voyeurs... Me voici donc a trois mètres a ma droite. Cela prend, comme une rose qui pousse en appuyant sur avance-rapide. Cela prend a mon cou. Sensuellement, cela me déchire de haut en bas, cela suit lignes fluettes mon corps envenimé. Et je me multiplie, me voici derrière moi, mais aussi au dessus, en dessous. J'oscille de droite a gauche, trop vite pour faire plus que m'appercevoir. Je me vois explosée, j'ai les cheveux en sang, et cela coagule. Enfin, plus rien ne bouge. Mes ongles tombent, arrachés par une force divine, et je me décompose infiniment de haine a mon corps si lisse s'effritant dans la nuit.
par Sybil rage publié dans : sybil's rage
Samedi 30 octobre 2004
Que ce soit clair, toutes les images qui sont ici, sauf si je mentionne que ce n'est pas le cas ( et ca n'est pas encore arrivé) sont de moi. Cela signifie que je les aies dessinées moi même. Et aussi que si vous les utilisez ou postez sur le forum, il est sympatique de préciser qu'elles ne sont pas de vous. Bref, c'est copyright moi même...

( même la fée )

( rha ! )




par Sybil rage publié dans : En images
 

écho par mail..

Inscription à la newsletter

Oracles..

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
 
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus