"Tu" est rousse, peut être est-ce une teinture.
Je t'ai vue, hier encore, dans ton grand manteau noir, les poings fermés sur des sacs et les yeux qui m'ignorent. J'ai, pour te ressembler, rougi trop de mes mèches.
Ta peau est blanche, et tes joues rondes d'enfant qui te donnent l'air si femme rosissent quand il fait froid. Tes semelles le jour, s'imprimant sur le sol, donnent à mes oreilles un rythme que j'adore. Tu porte un béret, comme les collégiennes. J'ai un temps été tentée de m'en acheter un. J'ai cru ressentir pour toi de l'admiration.
Au matin, répandus en demi-cercle, tes cheveux frémissent certainement. Ils griffent le blanc des draps pour s'ancrer à tes songes. Tu te frotte les paupières et de tes yeux noircis au crayon tombent des paillettes grises.
Je serais différente, si lointaine de moi. J'effleurerais du bout des doigts le velouté de ta joue, et, y ayant puisé le bonheur nécessaire, je poserais sur tes pétales sanguins mes détestables lèvres. Je ne crois pas que tu m'aimerais. Je ne crois pas rêver que tes bras m'enserrent, que tes mots me rassurent. Je m'en haïrais trop. Je voudrais, pour toi être un homme et je pourrais être tienne sans être pitoyable.
Oui, tu serais rousse.
( a ne prendre que comme une fiction,"elle" n'existe pas.. )
par Sybil rage
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Je me souviens de ces jours où la vie coulait à flot.
Les arbres se penchaient tendrement, poussés qu'ils
étaient par la brise des matins d'automne. J'étais
l'enfant heureux de courir à leur côté, amusé de les
voir se plier sous cette force tout juste capable de
rougir mes paumettes. Et je riais, m'effondrais sous
le poids d'une joie consciente et sans limite, roulais
dans des feuillages aux bruissements soyeux, riais
encore, et m'arrêtais bras en croix et souffle court
pour observer la route menant aux cieux que m'avaient
tracée mes géants d'amis.
Les poitrines des femmes poussaient inéxorablement, avec pour seul printemps des regards chaque jour plus attentifs. J'étais l'adolescent fougueux qui jouissait sans limite de leurs jeunes corps, découvreur émerveillé des mille trésors de plaisirs tapis en lui. Et j'embrassais mes amantes, m'agitais dans le désordre de draps sauvages , les embrassais plus fort et m'effondrais finalement sur le dos, le regard planté vers l'infini.
Les ambitions s'aiguisaient sur le fil du temps. J'étais l'homme sûr de tracer son destin cultivant ses convictions par des actes risqués, au delà des hivers, au delà des étés. Et je rêvais des futurs entrevus, me roulais dans les illusions les plus douces, rêvais encore et restais enfin debout, avec pour seule vision l'horizon.
Les poitrines des femmes poussaient inéxorablement, avec pour seul printemps des regards chaque jour plus attentifs. J'étais l'adolescent fougueux qui jouissait sans limite de leurs jeunes corps, découvreur émerveillé des mille trésors de plaisirs tapis en lui. Et j'embrassais mes amantes, m'agitais dans le désordre de draps sauvages , les embrassais plus fort et m'effondrais finalement sur le dos, le regard planté vers l'infini.
Les ambitions s'aiguisaient sur le fil du temps. J'étais l'homme sûr de tracer son destin cultivant ses convictions par des actes risqués, au delà des hivers, au delà des étés. Et je rêvais des futurs entrevus, me roulais dans les illusions les plus douces, rêvais encore et restais enfin debout, avec pour seule vision l'horizon.
par Sybil ( je ne suis pas l'auteur de ce texte! )
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