C'est l'insécable peur de l'insécurité; d'un segment de douleur brisant l'obscurité. paupières coses: renfermée. Je préfère réver, Le dos courbe mais lisse que les songes polissent. Noctambule, le jour est mon somnifère, la lune ma chandelle de veille.J'attends, pour vivre à nouveau, que l'on vienne me chercher. J'attends que tous ceux a travers qui je prétends rire soient à nouveau à porté de bonheur.
C'est l'été, mais tout de même, sibyl hiberne.
par Sybil rage
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sybil's rage
Allongée. les mains sagement posées sur le ventre. Princesse endormie ? Un sourire suspendu: hésitation sur les lèvres, en bonheur réprimé. Jimagine des frissons qui bientôt courent sous la plante de mes pieds; et mon ventre se tord sous mon nombril. Les yeux fermés je limagine se déformer en spirale. Je me délecte par anticipation, jimagine, par ce que je ne peux pas être sans conscience, des pensées sans conviction : il ne faut pas. . . . Un peu plus loin de moi, je mobserve. Vais-je me lever ? Je joue encore un peu à retenir linstant et tremble dincertitude. bleu et vert où se mêlent lespoir de ne pas renoncer et la peur dy parvenir.Une tendre excitation me tend vers linstant où lesprit entier semble en équilibre sur une tête dépingle. Latmosphère en devient une fine pellicule de verre, respirer pourrait la briser. Le monde est un lac froid qui gèlerait violemment, en instant, au contact de la moindre poussière, mais qui perd dinstant en instant les degrés qui le maintiennent fluide. Mauve et gris du calme parfait car voué à disparaître. Je pourrais. . . La supposition a leffet dune déflagration quand une pichenette aurait suffi.
Je memplis de théories et suppositions hautement techniques, linstrument, la méthode, tout est passé au crible jusqu'à ne plus savoir que lessentiel : cela sera insuffisant. Déjà levée, jentame bientôt lascension du toit; puis il faut redescendre lentement de lautre coté. Les voisins sont à la fenêtre en face, vulgaires dans leur nudité nocturne. Je glisse en douceur au sol, quelques pas jusquau garage, ma main se referme sur un rectangle brillant. Le retour est précipité par des battements de cur ridicules.
Les premières traces semblent empreintes de cynisme et de renoncement, jusqu'à la première perle, je voudrais crier de déception. Le message despoir pourpre coule tout doucement, déposant un sillon irrégulier, séché presque instantanément, sur ma peau. Enfiévrée, folle dans lespoir dautres perles, de rubans, qui sait, dune rivière, la langue de métal cisaille avec méthode et rage. Quelques mètres au-dessus, au-dessous, ou ailleurs, je ris et grince des dents. Ca nest pas encore assez vrai.
noir duquel je me repais entre satisfaction et remords.
par Sybil rage
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sybil's rage
J'ai voulu écrire une page entière d'inutilité, mais il suffit de ceci: je t'ai aimée en silence durant tout cet été là.
( la date de l'article est celle du dernier jour ou nous nous sommes vus, de mémoire certainement imparfaite )
( la date de l'article est celle du dernier jour ou nous nous sommes vus, de mémoire certainement imparfaite )
par Sybil rage
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Lettres perdues
Un papier bicolore dans la corbeille. Rendre leurs temps aux souvenirs froissés de blanc déteints vermeil.
par sybil
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En copeaux




