Vendredi 16 juillet 2004
C'est l'insécable peur de l'insécurité; d'un segment de douleur brisant l'obscurité. paupières coses: renfermée. Je préfère réver, Le dos courbe mais lisse que les songes polissent. Noctambule, le jour est mon somnifère, la lune ma chandelle de veille.

J'attends, pour vivre à nouveau, que l'on vienne me chercher. J'attends que tous ceux a travers qui je prétends rire soient à nouveau à porté de bonheur.

C'est l'été, mais tout de même, sibyl hiberne.
par Sybil rage publié dans : sybil's rage
Jeudi 15 juillet 2004
Allongée. les mains sagement posées sur le ventre. Princesse endormie ? Un sourire suspendu: hésitation sur les lèvres, en bonheur réprimé. J’imagine des frissons qui bientôt courent sous la plante de mes pieds; et mon ventre se tord sous mon nombril. Les yeux fermés je l’imagine se déformer en spirale. Je me délecte par anticipation, j’imagine, par ce que je ne peux pas être sans conscience, des pensées sans conviction : il ne faut pas. . . . Un peu plus loin de moi, je m’observe. Vais-je me lever ? Je joue encore un peu à retenir l’instant et tremble d’incertitude. bleu et vert où se mêlent l’espoir de ne pas renoncer et la peur d’y parvenir.

Une tendre excitation me tend vers l’instant où l’esprit entier semble en équilibre sur une tête d’épingle. L’atmosphère en devient une fine pellicule de verre, respirer pourrait la briser. Le monde est un lac froid qui gèlerait violemment, en instant, au contact de la moindre poussière, mais qui perd d’instant en instant les degrés qui le maintiennent fluide. Mauve et gris du calme parfait car voué à disparaître. Je pourrais. . . La supposition a l’effet d’une déflagration quand une pichenette aurait suffi.

Je m’emplis de théories et suppositions hautement techniques, l’instrument, la méthode, tout est passé au crible jusqu'à ne plus savoir que l’essentiel : cela sera insuffisant. Déjà levée, j’entame bientôt l’ascension du toit; puis il faut redescendre lentement de l’autre coté. Les voisins sont à la fenêtre en face, vulgaires dans leur nudité nocturne. Je glisse en douceur au sol, quelques pas jusqu’au garage, ma main se referme sur un rectangle brillant. Le retour est précipité par des battements de cœur ridicules.

Les premières traces semblent empreintes de cynisme et de renoncement, jusqu'à la première perle, je voudrais crier de déception. Le message d’espoir pourpre coule tout doucement, déposant un sillon irrégulier, séché presque instantanément, sur ma peau. Enfiévrée, folle dans l’espoir d’autres perles, de rubans, qui sait, d’une rivière, la langue de métal cisaille avec méthode et rage. Quelques mètres au-dessus, au-dessous, ou ailleurs, je ris et grince des dents. Ca n’est pas encore assez vrai.

noir duquel je me repais entre satisfaction et remords.
par Sybil rage publié dans : sybil's rage
Vendredi 25 juillet 2003
J'ai voulu écrire une page entière d'inutilité, mais il suffit de ceci: je t'ai aimée en silence durant tout cet été là.


( la date de l'article est celle du dernier jour ou nous nous sommes vus, de mémoire certainement imparfaite )


Vendredi 25 juillet 2003


Un papier bicolore dans la corbeille. Rendre leurs temps aux souvenirs froissés de blanc déteints vermeil.
 
 

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