
1h00. Une, heure.
Cécile cet après-midi phrase assassine : " Peut être que ça ne part jamais?".
Souvenirs du métro:
Des rires étranges qui raisonnent: souvenirs de cage grillagée. Prisonnière de mes poumons. Les doigts qui ferment les oreilles, les yeux pour clore la vue. Encore pire. La masse d'eux, grasse et goulue, gentille boulimique toute renflée de ces gens digérés, m'oppresse.
Les mouvements amples et l'espace exigu, une femme au parfum polluant. Il me faut m'ancrer ici, ne pas laisser l'esprit dériver au passé. Doucement, je me concentre sur l'air qui emplis ma poitrine puis s'en évade soudain, me fuyant comme tant d'autres.
Je vous hais.
Flagrances prises en flagrant délit d'étouffement. Combien de temps vais-je pouvoir respirer sans tomber. Mes jambes ne me tiennent plus, la foule qui me compresse à la paroi froide s'en charge déjà. Merci, mais je vous hais.
Je suis une armée de petits soldats en marche pour le passé, lancés en une parade folle, certains de mourir s'ils arrivent au but. Mais l'ordre glacial a dit de reculer: Association d'idée, paroi-grillage, paroi-grillage, paroi-grillage: même contact glacé. Même enfer.

Juste assez chaud pour ne pas avoir envie de courir. Juste assez chaud pour se remplir l'estomac d'acide pétillant. C'est ce qu'ils avaient certainement fait, puisque le récipient vide venait encore et encore échouer à mes talons
Un pas, deux pas, ce n'est pas pour toi. C'est Eux, mais ce n'est pas pour toi. Canette à la cheville. Trois pas, quatre. À la jambe. Le football est un sport très populaire chez les collégiens. Une fois les ballons crevés aux vitres brisées, quoi de plus naturel que jouer avec une canette? Je n'avais jamais entendu dire que mes jambes pourraient faire office de but.
J'ai l'illusion que ce tremblement n'est qu'imaginaire. Première erreur.
Je cours. Deuxième erreur. Quelques minutes, sans souvenir.

Dos au grillage, genoux à la poitrine ( encore inexistante ) tête aux genoux, talons aux fesses. Eux, trois. Crachats et coups de pieds. "Sale juive". Ça n'est pas le vrai motif. Et autours? La foule. Tous attendant le bus. TOUS. Un bus prévu pour cinquante personnes, toujours bondé. Ils rient en demi cercle de mon humiliation.
Le métro, c'est aussi la foule.

" Peut-être que ça ne part jamais? ".
par Sybil rage
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sybil's rage
Parfois je vous lis. vous, vous ou vous. Toi aussi. Je m'arrête sur chacune des phrases que j'aime, je me délecte avec horreur de toutes les idées merveilleuses. Beaucoup trop de livres ne sont bons qu'a corriger les chaises bancales. Quel soulagement de lire les vérités ou les mensonges écrits avec l'habileté du talent.
Désir d'avoir écrit ces lectures.
Je voudrais me défendre, presque comme si cette beauté était une moquerie aux défauts de mes textes. Invoquer l'age, ou n'importe quoi pour me sauver.
Confrontation me fait juge, accusé et victime. Aurais DU faire mieux. N'avoir qu'un style de plume, le vouloir affirmé. Désirer ardemment ceux des autres. Je me sent contradiction.
Très certainement, chacun ( je prends mon cas pour une généralité ) a un peu honte de ses textes. Peut être par manque d'amour propre, ou par pudeur.
Avoir le style d'un autre est sans danger pour son amour propre et sa pudeur.
Ecrire ne m'est qu'un exutoire. Et je n'ai pas a éliminer la douleur des autres...
par Sybil rage
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sybil's rage
Il y a là, un désir qui ronge. Tenter de le mordre pour le faire taire, mais c'est lui qui grignotte. Des larmes corrosives qui dévorent mes joues, il me sculpte toute de rage. De la glaise putride qui me tiens lieu de chair, il faconne mes gestes. De douleur doucement il fait naitre folie, et m'insufflant la peur, il me mange d'envie.
Mes pensées qui dérivent, lui fouille systêmatiquement le cerveau. sac-bleu-a-gauche-de-la-porte. Comme pour mieux ménager l'impact, il m'immobilise, chef d'orchestre passionné attendant la première note. Instantané de vampire. Faire semblant de peser: le pour, le contre, pour se diviser peu à peu: deux pas très lent.
Le poing se referme dessus.Froid rassurant du contact soudain. lame qui sort. Les jambes flanchent à l'instant même ou je lui cède la place.
Je suis restée debout, tout près de de moi.
Lui-moi assis(e), entame un vers. Envolée lyrique me noies de rosée rouge. Cherche bandeau, lignes interdites, rayures ouvertes. Fondre les maux de l'esprit en forgeant ceux que l'on peut maitriser. Cherche la peur, l'adrénaline et la douleur.
Restée debout, je pense au calme. Plus tard je poserais un pouce contre mon poignet respirant l'imperfection en bouffées d'euphorie. Je sourirais de nostalgie. l'instant qui voit tout a nouveau, la tête tourne quand je reviens.
Puis un instant tout a séché, fini rubans, pourpre enflammée... et moi sourire.
Mes pensées qui dérivent, lui fouille systêmatiquement le cerveau. sac-bleu-a-gauche-de-la-porte. Comme pour mieux ménager l'impact, il m'immobilise, chef d'orchestre passionné attendant la première note. Instantané de vampire. Faire semblant de peser: le pour, le contre, pour se diviser peu à peu: deux pas très lent.
Le poing se referme dessus.Froid rassurant du contact soudain. lame qui sort. Les jambes flanchent à l'instant même ou je lui cède la place.
Je suis restée debout, tout près de de moi.
Lui-moi assis(e), entame un vers. Envolée lyrique me noies de rosée rouge. Cherche bandeau, lignes interdites, rayures ouvertes. Fondre les maux de l'esprit en forgeant ceux que l'on peut maitriser. Cherche la peur, l'adrénaline et la douleur.
Restée debout, je pense au calme. Plus tard je poserais un pouce contre mon poignet respirant l'imperfection en bouffées d'euphorie. Je sourirais de nostalgie. l'instant qui voit tout a nouveau, la tête tourne quand je reviens.
Puis un instant tout a séché, fini rubans, pourpre enflammée... et moi sourire.
par Sybil rage
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sybil's rage
Glissé un papier dans un cutter, par dessus la lame. Simplement ce mot, de touts les cotés du papier, et il y en a des cotés: c'est un papier plié."Ecrire." Mais à l'instant, je n'ai pas le courage. Je l'aurais pour... mais j'attendrais d'écrire.
par Sybil rage
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sybil's rage
Le Verdict est tombé. De ces lèvres amies, en réponse au murmure, le Verdict est tombé." Mon pire défaut?"
La maison est silencieuse, mais els oreilles raisonnent encore des échos débridés d'un concert. Les lumières qui éblouissent la nuit, si fortes dans leur hypocrisie, courent encore furtivement au coins des yeux. La maison si tranquille semble dériver lentement, loin de la réalité.
"Ton pire défaut?"
Les mains fermées, ongles dans la chair, assez fort pour finir chair dans les ongles. Les jambes crispées, le visage a demi enseveli sous le manteau neigeux de la couette. Mais trop chaud.
Lui, un mètre a droite, amusé, détendu. Pensif:
" je crois..."
Y. Il est mon pire défaut... cries-le, je le sais déjà, cries le ! Un mur instantané, ouverture facile et montage extra simple. Réciter vitesse lumière ce qui ferais le plus mal. Je sais...
" Tu fuis la réalité.
-Quelle réalité ?
- Tu sais bien..."
Y. joue contre joue, l'on se comprends sans| Non. Souvenirs embellis de vacances nuageuses. Rêves du passé faconnés a ma guise... Trop souvent j'espère faire le futur à l'image du passé, et le présent à l'image du futur... J'en néglige le temps nécessaire à l'instant pour devenir avenir. Fuis la réalité.
Y., couleur douleur, forme de traits: douces rayures rèches au toucher. Tigrou au poignet. Il faudrait dire adieu...
Petite Sybil Fuis la réalité
par Sybil Rage
publié dans :
sybil's rage




