Mercredi 1 septembre 2004
Bonne nuit.. Bonne nuit..

Dans le calme un peu brusque inventé sans vouloir, jacadi m'égrénant la litanie surcrée, m'enfle de ses sons souvenirs. Soudain gonflée de sang dont il faut me vider, soudain gonflée de haine à mon corps si lisse et que je ponce encore.

Sur ton lit de rêve..

Exister en furie comme pour mourrir soudain quand on sait que l'instant est offert par hasard. Yeux hagards, l'ouverture rosée qui baigaie des douleurs et les fentes rougies qui en baient de couleurs.

Bonne nuit.. Bonne nuit..

Promesse récidive et mes doitgs qui farfouillent, étirant pétrissant. Pleurer comme trop d'autres, sans sel ni onde. Ressuciter les lignes qui mènent à mon destin, et les inscrire encore dans le bois de mon corps.

Bonne nuit jusqu'au matin..

Et refuser l'espoir de se voir libérer, et refuser l'espoir en met mal-odorant. Y préférer la lutte, peu importe l'issue, y préférer la lutte c'est m'ancrer sans ciment.

Que soit doux, ton sommeil

Quand les gestes me vivent, la nuit s'hante de blanc et les soirs me grincent les dents.

Radieux ton réveil...
par Sybil rage publié dans : sybil's rage
Jeudi 26 août 2004
Tant de choses a dire, et tant d'autres.

La douleur des vagues qui font du silence par abus de bruit. Cette mer que je hais.Cette mer que j'aime pour l'écume malsaine et jaunâtre sous un rocher tant que pour les particules aériennes coiffant les monts bleutés.  Cette mer où j'aurais voulu mourrir, au creux d'une perfection perfide. Tant une couette blanche et tendre sur les rochers qu'un acide corrosif qui claque sa langue aux falaises.
La Cote Sauvage de Quiberon....

La douleur des Gens quand ce sont ses parents et qu'ils me jugent. Le silence qui m'étouffe, je me croyais trop causante, et pourtant, pas un mot qui ne sors, par un merci, et je passe pour la petite merde que je suis.

La douleur sur mon bras aujourd'hui et toujours, pourquoi pas demain j'en ai marre je ....


Silence.


Petite sybil aurais voulu mourrir dans la mer.
La douleur de l'eau salée qui noue la gorge.
par Sybil rage publié dans : sybil's rage
Samedi 14 août 2004
notre époque...

    Du vide sur le carrelage. Le dallage suinte de propreté.
Les murs fléchissent sous le poid de la perfection. Dans un coin, la peinture s'écaille, puisqu'elle même, maculant les parois, les dégradait en vieillissant. Deux morceaux froids tombent contre le sol qui les absorbe dans un bruit de sucion: pofspuss pofspuss. Le plafond s'empare du bruit infime et le dilue dans sa hauteur en un échos invisible.
    Le calme inexorable est rétabli en un instant, pour deux minutes interminables de beauté.
    Mes semelles humides s'impriment sur le sol en dissonnances disparates. Le plafond s'empresse d'étouffer les sons, et l'air trop chaud évapore les traces mouillées.
    Seule, défaut en ce lieu, je transpire: en quelques secondes, les gouttes qui dévalent mon front se fondent dans l'air.
    Je frappe trois fois a la porte fermée qui, etant tragiquement molle, efface le bruit et le réverbère contre les parois blanches.
    Inexistance.

bande son: Tarmac, "Notre époque résonne telle une porte close".
par Sybil rage publié dans : sybil's rage
Jeudi 12 août 2004
des fois je me dit que mon corps est une falaise, et les cicatrises, des fissures auquelles je me raccroche, pour pas poser le pied par terre, là ou tout est trop vrai, ou trop faux, au choix.
par Sybil rage publié dans : En copeaux
Lundi 9 août 2004
Je le sentait venir depuis un moment.
par Sybil rage publié dans : sybil's rage
 

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