En ma chair qui est sienne elle creuse des torrents. Corrosive, elle fait peser sur moi l'avalanche de sa bile et le lac de haine qu'elle attire sur ma face est son propre miroir. On aime sa maman. Elle siffle et souffle la douleur dans les hauts bois de mes songes; elle est le vent qui brule et qui sèche et qui casse la gorge. J'ai appris sagement tous les mots les mensonges et je mime ses dents ennemies pour en parer les fourches. On aime sa maman. Elle ris cruauté et méprise mes gestes : "Tu baigaie maintenant?" La terreur me fige et ses dents s'époumonent. Malveillante d'amour..
.. On aime sa maman.
.. On aime sa maman.
par Sybil
publié dans :
Les mots d'S.




