E...

Il fait nuit. le drap me brule la joue, mes mouvements s'enlisent d'insomnie. Mes yeux sont fermés, il y a cette image de mer sur mon mur. Une gerbe de mousse blanche suspendue à jamais dans les airs. Tu m'y emmènera en hiver, un jour, mais cette mer est encore pour moi mer d'été. Je m'y rends d'un battement de cils. J'invente l'eau, chaude comme un nid, comme ton épaule. Une goutte de sueur perle sur mon front, c'est toi que je transpire.
L'air marin m'emplis, et j'imite la houle de mes respirations. Le sel me brule la gorge, un peu, juste assez pour me sentir vivre. Je ne veux pas, aujourd'hui, mourrir au rocher de papier. Une vague immobile veut caresser ma joue. J'inspire encore du bleu imaginaire, c'est toi que je respire.
Mes lèvres se pressent aux tienne à travers la blanche écume de mes rêves.
par Sybil rage
publié dans :
Lettres perdues
( j'ai même fait le tutoriel qui va avec sur photoshop-draw ^^ )
Sur un line de Shadow..

Sur un line de Shadow..

par Sybil rage
publié dans :
En images
* je poste en article après coup, pour ne pas perdre cette "réflexion". Je ne suis pas sure de la date. *
Sybil...
J'aime ce nom emprunté.
Qu'il ne soit pas moi,
et que je m'y étale.
Je pense a Laura,
à sa peau que je n'aies jamais touchée.
Des photos d'elle en soutien gorge,
en minuscules images, sur msn,
ce sont des autoportraits.
Je pense a Angie,
J'ai feint de ne pas la comprendre.
Un papier d'elle dans mon portefeuil,
et son adresse dessus en rouge,
deux ans et je n'aies pas écrit.
Je n'oublie pas Y.
Sans nostalgie, mais des remors,
je crois entendre parfois sa voix,
ces intonations que je hais,
et nos nids et la vieille maison,
des souvenirs que je déteste...
ais-je jamais aimé tandis que je me détestait?
Laura a qui j'ai menti,
Angie qui ne saura pas,
Y. - mais je vis encore ! -
Mon âme,
Il y a peu de jours, mon miroir m'a dit "je t'aime".
Que pense tu? Que veux tu penser? Que veux tu faire ? Que fais tu?
je t'aime.
Maintenant que tout est vrai,
peut être que je vais vraiment vivre ?
Je pense à E..
Sybil...
J'aime ce nom emprunté.
Qu'il ne soit pas moi,
et que je m'y étale.
Je pense a Laura,
à sa peau que je n'aies jamais touchée.
Des photos d'elle en soutien gorge,
en minuscules images, sur msn,
ce sont des autoportraits.
Je pense a Angie,
J'ai feint de ne pas la comprendre.
Un papier d'elle dans mon portefeuil,
et son adresse dessus en rouge,
deux ans et je n'aies pas écrit.
Je n'oublie pas Y.
Sans nostalgie, mais des remors,
je crois entendre parfois sa voix,
ces intonations que je hais,
et nos nids et la vieille maison,
des souvenirs que je déteste...
ais-je jamais aimé tandis que je me détestait?
Laura a qui j'ai menti,
Angie qui ne saura pas,
Y. - mais je vis encore ! -
Mon âme,
Il y a peu de jours, mon miroir m'a dit "je t'aime".
Que pense tu? Que veux tu penser? Que veux tu faire ? Que fais tu?
je t'aime.
Maintenant que tout est vrai,
peut être que je vais vraiment vivre ?
Je pense à E..
par Sybil rage
publié dans :
sybil's rage
lettre à E..
Il y a ces longues lignes, ces arabesques folles, ces frivoles pensées qui forment mes fils de vile funambule. Les yeux secs et clos; en l'esprit se dessinent par d'adorables traits des images inventées dont je veux me nourrir. Il y a ces futurs feutrés de doux mensonges, ces îles imaginaires qui existent ailleurs et que j'ai prises pour réalités.
Il y a ton visage, jaspé des couleurs d'une passion qu'il fait naître, il y a tes sourires étranges qui sont beaux au présent. Tu dis aimer les yeux que je veux cimenter d'un goudron éternel. Tu recrées de tes mains les surfaces de mon corps que j'abolis en pensées.
Il y a... il y a... tant de choses de toi qui se contentent dêtre, et par cette existence m'inspirent de t'aimer.
Il y a ces longues lignes, ces arabesques folles, ces frivoles pensées qui forment mes fils de vile funambule. Les yeux secs et clos; en l'esprit se dessinent par d'adorables traits des images inventées dont je veux me nourrir. Il y a ces futurs feutrés de doux mensonges, ces îles imaginaires qui existent ailleurs et que j'ai prises pour réalités.
Il y a ton visage, jaspé des couleurs d'une passion qu'il fait naître, il y a tes sourires étranges qui sont beaux au présent. Tu dis aimer les yeux que je veux cimenter d'un goudron éternel. Tu recrées de tes mains les surfaces de mon corps que j'abolis en pensées.
Il y a... il y a... tant de choses de toi qui se contentent dêtre, et par cette existence m'inspirent de t'aimer.
Tu es ma vérité.
par Sybil rage
publié dans :
Lettres perdues
Désir de vivre. Celui qui m'avait déserté. Sensations d'existence qu'instaure sa présence. Ma vie que je préserve en songeant à la sienne.
Pensées, en rubans, d'une soie qu'il tisse. Celles qu'engendre son nom en échos gracieux, celles du présent heureux, celles qui s'y attachent en bandeaux d'affection. Le calme de sa joue. Le toucher de sa peau sous mes doigts écorchés, de ses lèvres adorables aux gerçures des miennes,de sourires, fossettes en chaîne; à mon arc argenté. L'ovale embrumé de son visage au matin. Mes cheveux retenus, à ses oreilles. Ses mains, en gants, qui protègent les miennes.
Pensées, en rubans, d'une soie qu'il tisse. Celles qu'engendre son nom en échos gracieux, celles du présent heureux, celles qui s'y attachent en bandeaux d'affection. Le calme de sa joue. Le toucher de sa peau sous mes doigts écorchés, de ses lèvres adorables aux gerçures des miennes,de sourires, fossettes en chaîne; à mon arc argenté. L'ovale embrumé de son visage au matin. Mes cheveux retenus, à ses oreilles. Ses mains, en gants, qui protègent les miennes.
par Sybil rage
publié dans :
sybil's rage




