Vendredi 1 octobre 2004
Sous l'irruption voulue de brindilles en pagaille, sous le front et passé le rivage des lèvres, au profond magnifique de ce rire qui te creuse collines, je vis.

D'un Nid, au bord d'un fleuve assoupi. De corniche arrondie au menton qui me nargue, pays lisses et en chutes, pommier au doux fruit. De sillons langoureux du cours d'eau disparu, jusqu'au lac séché d'un nombril, je vis.

Ma cité en tes bras, dite mienne mais qui m'a, et qui de chaque geste engendre mes demeures, ces fossés et ces sols que je sonde en silence, et les lieux, les collines, les plaines qui me lient à ta terre, me tanguent toujours les paupières. Je vis !

j'existe.
par Sybil rage publié dans : sybil's rage
 

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