
L'air marin m'emplis, et j'imite la houle de mes respirations. Le sel me brule la gorge, un peu, juste assez pour me sentir vivre. Je ne veux pas, aujourd'hui, mourrir au rocher de papier. Une vague immobile veut caresser ma joue. J'inspire encore du bleu imaginaire, c'est toi que je respire.
Commentaires
Et j'ai aussi de a chance..
merci de me comprendre :)
Mais peut-être est-ce là la vision d'un homme qui croit pas en l'amour ?
Sibyl, sur cette page d'accueil,
d'où je lis ton recueil,
j'ai l'impression de voyager
là où personne ne peut nager.
La mer de nos bonheurs et de nos malheurs,
balancent nos misérables vies à toute heure.
De cette page que j'aimais, j'ai bien souri,
de ce site, je te mets dans mes Favoris.
:) ...
Vivre c'est une succession d'instants, des instants qui succèdent à d'autres instants défunts, un flot ininterrompu qui nous charrie. On essaie bien de nager et de se diriger, on y croit du moins. Parfois, un instant, on est deux en harmonie, deux instants qui se télescopent et qui s'en rendent compte. Et nous avons cette faculté d'adapter notre échelle du temps, pour transformer des instants en moments, une espèce d'héritage que l'instant suivant emporte avec lui. La conscience de cet héritage c'est la mémoire d'une harmonie. Chercher à reconnaitre tous ces instants harmoniques c'est peut-être l'amour. Ce qui rend la vie difficile c'est la capacité plus ou moins limitée que l'on a à se focaliser sur les instants qui nous portent, plutôt que sur ceux qui nous noient et nous jettent sur les rochers. Ce vice de fabrication qui nous fait nous délecter des pires instants. Savoir qu'ils sont là et ne pas (trop) les regarder c'est vivre: un risque. Les laisser, volontairement ou pas, nous masquer les instants harmoniques, c'est souffrir: une certitude
Quoique ...
J'aime la sensualité de ce texte...il n'a pas le noirceur de bcq d'autres, j'en conclue donc que tu as du le rédiger dans un moment de bonheur et de confiance en l'Autre.
J'interpète peut etre mal ou trop "tordu" mais quand tu écris "tu m'y emmeneras en hiver...mais pour l'instant cette mer est encore mer d'été" peut on y voir la lucidité que des tempètes non encore déclarées pourrais obscurcir ton Amour mais que tu t'y prépares et que tu veux aussi affronter le gros temps ta main dans la sienne?
J'aime tes métaphores et j'adore regarder la Mer (la vraie si possible!) la nuit surtout quand elle rugit. je l'ai parfois contemplé ainsi en solitaire, j'aurais aimé partagé ces instants avec qqun capable de retirer cette poésie. Partage,Poésie,Mer,Nuit,Sybil: rien ne rime et tout va pourtant si bien ensemble...
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Il / Elle a de beaucoup de chance ...
En voyant cette image de mer et de rochers j'imaginais: cette mer est, tu le clames, un nid, une épaule où s'abriter, douce et protectrice, pourtant elle pourrait tout aussi bien te projeter, te fracasser sur les rochers aiguisés, déchirants, mortels ... ce qui justement fait de ton abandon, de ta confiance envers elle un appel émouvant. Un abandon conscient du risque: aimer c'est accepter le risque de souffrir. C'est la seule manière de vraiment vivre ou re-vivre.