Vendredi 10 novembre 2006
Cela a nouveau. Par défaut, par ce que rien ne l'empéchait. Un kaléidoscope affaibli, entrevu quelque part. A peine douloureux: le reste l'est trop. Le gout de la folie tellement facile, tellement évidente. Je devrais m'asseoire et rester là toujours immobile. Contempler cela, peut être, mais sans la volonté d'y entrer, sans le courage d'y résister. De la brume apparait par instants. Déchirée tout autours. Images.
Les voilà, ma réalité, mon Paris. Etre sans lui, a jamais, comme une évidence retournée, comme ma peau dans les airs. Avec l'impossibilité de tout. J'apprend comme une enfant, sans raisons, et sans conscéquences. Je n'ai plus envie. Je n'ai pas de rêves.
Ce soir, les postit précisent: "louvre, tel louis pour l'heure".
Je sors un peu de moi, par le haut, par les tempes. Je tremble autours de moi, comme de l'air chaud. On va oublier le louvre. Et le latin et l'histoire. On va abolir le temps. Je suis un peu en suspension, on croirait des changement d'échelles, l'écran est si grand. J'ai chaud dans  un manteau noir.
Je propose de m'asseoire là et de rester immobile.
par Sybil publié dans : Les mots d'S.
 

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