Dimanche 12 novembre 2006
L'étrange fossoyeur qui marche à pas feutré murmure tous les oublis. Sont chant est une lame aigue que je ne comprend pas. J'ai mal. Des murs en carton pâte ont caché les douleurs, sous mes planchers pourris l'herbe verte a gagné, obscène de vérité. Je suis nue.

Mes genoux sont déjà dans ces marais demeurés identiques tandis que je changeais. Les questions sont les mêmes, inutiles, banales, insensées. Il n'y a pas ici de singularité. Les tiges ont coupé mes élans. Chez moi prend le gout de l'impossible, chez moi n'est plus permis. Paris a tout englouti et s'est substitué à chaque peur, chaque vide. Je ne vis pas ce rêve étrange que j'avais fantasmé.

 J'ai le ventre pressé des parois lisses de l'angoisse et les rires étouffé  aux pieds géants des heures passées.
 

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