J'ai les courants d'air en horreur.
C'est un frisson, des dents aigües à mon échine. Mon pied, durci par le froid, prends appui sur le sol. Je me projette à la fenêtre. Le vélux est fermé. Je frissonne de plus belle, puisqu'il n'y a pas de raisons.
Un vêtement léger et hybride, alliant transparence et pull, dévoile mes épaules. Au coeur de mon ventre, mais plus bas que le coeur, une boule se forme. Mon dos semble se déplacer lentement au grès de vents gelés.
J'ai promis.
J'ai la sensation de sentir chaque poil de mes bras, fin duvet hérissé. C'est le froid, répète avec moi. C'est le froid. Je suis vide, habitée seulement par la sphère gelée. Quand je serais givrée, il suffira de tomber pour me briser en miettes. Mon cerveau prends des allures de boites de pandore. Pourtant ce n'est pas la curiosité qui me pousse a entrouvrir le couvercle.
J'ai promis.
Une brise fraiche coule derrière mes yeux, et ils s'en assèchent. Je ne suis pas là. Je suis seule. La brise me porte gentiement. Mais je ne la suivrais pas.
J'ai promis.
Je crois sentir déjà le contact distant de l'alcool au poignet, le cisaillement effrayé de ma chair par ma chair. Le toucher étonnant du liquide. L'eau, dans le lavabo, qui se teint de rouille. Quel jour verra l'eau pourpre?
J'ai promis.
Je vais noyer mes yeux dans un bain d'eau brulante. Et c'est la peur qui glace mes mains.
C'est un frisson, des dents aigües à mon échine. Mon pied, durci par le froid, prends appui sur le sol. Je me projette à la fenêtre. Le vélux est fermé. Je frissonne de plus belle, puisqu'il n'y a pas de raisons.
Un vêtement léger et hybride, alliant transparence et pull, dévoile mes épaules. Au coeur de mon ventre, mais plus bas que le coeur, une boule se forme. Mon dos semble se déplacer lentement au grès de vents gelés.
J'ai promis.
J'ai la sensation de sentir chaque poil de mes bras, fin duvet hérissé. C'est le froid, répète avec moi. C'est le froid. Je suis vide, habitée seulement par la sphère gelée. Quand je serais givrée, il suffira de tomber pour me briser en miettes. Mon cerveau prends des allures de boites de pandore. Pourtant ce n'est pas la curiosité qui me pousse a entrouvrir le couvercle.
J'ai promis.
Une brise fraiche coule derrière mes yeux, et ils s'en assèchent. Je ne suis pas là. Je suis seule. La brise me porte gentiement. Mais je ne la suivrais pas.
J'ai promis.
Je crois sentir déjà le contact distant de l'alcool au poignet, le cisaillement effrayé de ma chair par ma chair. Le toucher étonnant du liquide. L'eau, dans le lavabo, qui se teint de rouille. Quel jour verra l'eau pourpre?
J'ai promis.
Je vais noyer mes yeux dans un bain d'eau brulante. Et c'est la peur qui glace mes mains.
par Sybil rage
publié dans :
sybil's rage




